Les estampes AUGMENTATION, BIPARTITION, CONJONCTION & SÉPARATION forment un quadryptique intitulé UNE ÉNIGME DE LA SÉPARATION (25 exempliaires, impression & édition Michael Woolworth, 2016).
Quoique chacune d’entre elles puisse être considérée individuellement, ces estampes ont une histoire, qui fonde la cohérence de l’ensemble. Elles procèdent d’une série de dix-neuf dessins et calligraphies à pleine page de François Righi imprimés en lithographie originale par Michael Woolworth, à Paris, pour le livre Heures dispersées*.

François Righi relie ici la pratique de son dessin à la circumambulation propitiatoire nommée pradakṣiṇa dans l’hindouisme, en sanskrit « le chemin qui entoure quelque chose ». Le sens de rotation s’accomplit dans celui des aiguilles d’une montre, de gauche à droite.
L’hommage ainsi rendu à un objet ou à un vivant est transposé dans un protocole de répétition du dessin autour du motif central. Une accumulation de tracés concentriques se substitue néanmoins à la spirale du rituel de référence. Les empreintes de pieds d’un nouveau-né sont ici le point de départ des tracés, tous déduits du dessin originel.
C’est en référence à la présence de putti dans les emblèmes qui ornent le plafond renaissance de l’hôtel Lallemant, à Bourges, que les empreintes de pieds d’un nouveau-né ont été choisies pour motif initial. Cette demeure berruyère, célébrée par Prosper Mérimée comme par Fulcanelli, est en effet à l’origine du livre Heures dispersées, ouvrage dans lequel François Righi, avec la complicité de Marie Grégoire, met en œuvre l’une des inflexions principales de son travail de création, qui tente d’inscrire l’un dans l’autre l’espace d’un lieu et celui d’un livre.