RIGHI (François), SINE NOMINE 

s. l. s. n., [novembre] 2025. Grand in-octavo (53 x 37,5 cm) de 68 pages, couverture muette, coffret. Exemplaire unique*, daté et signé, sur papier coréen Hanji 200 g et japonais Unryu « Nuage de Dragon» 55 g.

Épuisé (collection particulière, Montrouge).


Gravure en taille d’épargne, détail du folio 3 recto.

À l’origine, un très grand papier de fabrication coréenne artisanale (215 x 150 cm) chargé, au recto et au verso, d’un dessin à la mine de plomb et au pastel sec noir ; papier partagé en quatre pour obtenir huit cahiers de quatre pages. Des serpentes de papier japonais noir ont été insérées entre chaque feuillet, toutes imprimées d’un semis de lettres capitales gravées. Rien n’est dit du sens de ces treize lettres, qui occupent successivement les pages intercalaires, permutant leurs positions de manière apparemment aléatoire. Quant aux noms dont elles seraient les initiales, « ne pouvant être utiles, [ils] doivent rester inconnus ». Le colophon est également gravé en taille d’épargne et imprimé sur la dernière feuille de Japon noir. Découronné puis cousu en « nid d’abeille », le volume a été placé sous deux ais de carton habillés d’un fort papier thaïlandais. Reliure et boîte de conservation à chasses de Nathalie Peauger (L’Écrin des écrits, Orléans).

Le dessin initial est issu d’une série réalisée de 2020 à 2025, œuvres qui ont fait l’objet d’un texte de Nicolas Pesquès intitulé Trombes, publié au début de l’année 2025 en une co-édition GSB et Les Livres Sont Muets.

On joint au coffret un tirage pigmentaire sur papier japonais Unryu 55 g (52 x 37 cm) d’une image de l’un des dessins originaux (photo@François Lauginie), accompagnée de deux citations en épigraphe : 

« […] le sentiment que les images sont provisoires et seulement là pour cacher un effroyable trou temporel par lequel s’engouffreraient, sinon, le vent d’une passion dévorante et peut-être la douleur infinie d’une séparation. » 

Jean-Louis Schefer, Polyxène et la vierge à la robe rouge.
«  […] frapper d’un tampon de nuit la pâte obscure qui nous étreint chaque fois que nous avançons vers le perdu ou l’indéchiffrable comme vers le désir le plus intense. » 
Nicolas Pesquès, Trombes.

 

* L’unicité de ce livre « sans nom » repose sur le dessin original, daté du 16 juillet 2024. Les matrices gravées sont conservées, autorisant la réalisation d’exemplaires ultérieurs, dont le nombre n’est pas défini.